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A bord d' Air Seychelles


Un vrai challenge que d’être une compagnie aérienne sur une destination de luxe revendiquée comme telle ! Aux Seychelles, les 4 et 5 étoiles pullulent, le transporteur doit être à la hauteur. Air Seychelles a inauguré en juin dernier une nouvelle classe Pearl. Le test.



A bord d' Air Seychelles
A L’ALLER

L’enregistrement
Rendez-vous au Terminal 2C, terminal de départ de la compagnie qui travaille en code-share avec Air France, mais c’est bien Air-Seychelles qui opère avec son code HM007. Accueil spécialement dédié à la Classe Pearl, sympathique et souhaitant du soleil à destination. Bagages enregistrés avec une étiquette prioritaire.

Le salon d’Affaires au départ
Passage rapide par le salon (bien indiqué après la douane) pour un café avant le départ. Accueil un peu distant mais comptoir bien achalandé de petits sandwichs et boissons à volonté dans des frigos à portée de main. Coin salon confortable, toilettes et douche à disposition, entretien très correct. Pas d’appel pour le vol, l’hôtesse l’a annoncé d’emblée. Il faut surveiller sa montre.

A bord d' Air Seychelles
Le vol aller
Grand sourire et jus d’orange, l’accueil à bord est agréable. Petit foulard coloré assorti au chemiser, les hôtesses s’empressent pour accueillir les 24 passagers de la classe Business (dite Pearl), qui volera au complet. Les sièges sont distribués en trois rangées de deux sièges dans la largeur de l’appareil. Assise en tissu, dossier et accoudoirs de cuir bleu, le nouveau fauteuil qui équipe la Pearl est confortable… mais manuel. Une surprise pour un équipement nouveau, au regard de l’équipement de la concurrence. Air Seychelles a procédé à un « relookage » transitoire: ses deux nouveaux appareils Boeing 787 sont attendus pour 2010, il aurait fallu refaire les câblages électriques et renforcer les planchers pour installer des sièges totalement électriques. Mais si ce siège mécanique ne s’incline qu’à 138°, l’angle est bon et plus confortable que certains fauteuils plus inclinables mais toboggan. Une mousse autoformante équipe l’assise. L’accoudoir central contient un écran individuel, l’autre dispose de 3 boutons simples (dossier, gonflement du bas du dossier et repose-pied). La distance d’un siège à celui de devant n’est pas gigantesque, il ne sera pas possible de quitter le hublot sans enjamber son voisin, mais la place pour les jambes est confortable. Une petite trousse mi-tissu/mi-osier tressé est distribuée, contenant chaussettes et masque pour les yeux, crème hydratante et stick lèvres, une brosse à dent avec son dentifrice. Classique et efficace pour un vol de nuit. Dommage, les chaussettes peluchent partout.
Dès que le signal de la ceinture s’éteint, distribution des menus et de journaux parisiens, abondance de magazines: Match, Le Point, le Nouvel Obs et l’Express, The Economist pour les anglophones, madame Figaro et Elle Décoration pour la détente. Le personnel parle alternativement français, anglais ou créole. Le pilote… est italien Le sourire accompagne la distribution sympathique d’une carte « Seychelles Pocket » pour inciter chacun à se repérer dans le chapelet d’îles. Apéritif avec biscuit, l’hôtesse indique que le film commence… Il n’est pas « à la demande ».
Dîner 1h30 après le décollage. Plateau blanc quelconque sur une nappe blanche, couverts en acier. Au menu terrine de foie gras puis 3 plats chauds au choix : filet de bœuf, crevettes sautées ou filet de pintade. Le Château de Villambis haut Médoc, cru Bourgeois, coule à flot.
Dès le dîner terminé, la lumière baisse dans la cabine pour permettre à chacun de mieux profiter de l’écran ou de s’endormir. Les hôtesses sont discrètes mais proposent fréquemment un verre aux passagers éveillés. Avec une arrivée prévue le matin tôt, il vaut mieux tenter de dormir pour ne pas passer une première journée de séjour trop comateuse.
Deux heures avant l’atterrissage, une main douce mais ferme se pose sur l’épaule et présente une serviette chaude. Il fait froid ! Le steward, un petit homme rond et affable, vient s’enquérir de notre choix pour le petit déjeuner : crêpe ou omelette, thé ou café. Le service est immédiatement assuré, avec le sourire et des commentaires sur le soleil qui nous attend. Effectivement : vingt minutes avant l’atterrissage, le commandant annonce 28° à Mahé, en français, en anglais puis en italien. La descente est douce, l’atterrissage se fait précisément à l’heure prévue.

Débarquement
Une passerelle devant la porte de l’avion et une grande bouffée de soleil dès qu’elle est franchie. Pas de doute, voici l’équateur ou presque ! Pas d’attente pour les bagages, le système de tapis vient d’être changé. La sortie se fait sous une halle ouverte à la brise. Taxi !

A bord d' Air Seychelles
AU RETOUR

L’enregistrement et le salon
Accueil matinal (7h30) sous la halle d’enregistrement: petits comptoirs en bois, rythme des îles pour l’enregistrement, l’ambiance créole est de mise. La classe Pearl a son propre comptoir, plutôt efficace. Passage très rapide à l’immigration et aux rayons X qui se trouvent juste derrière. Le contrôle est souriant. Deux boutiques free-taxes sont installées dans le hall, et les cigarettes remportent un franc succès à 11 € la cartouche. Ascension d’un escalier (il n’y a pas d’ascenseur, dommage) mais le salon « Vallée de Mai » à l’étage vaut l’effort : natte tressée sur les murs, accueil souriant et confort 5 étoiles dans ce grand espace. Une partie restauration bien identifiée et très achalandée, un coin business avec 3 postes de travail Internet (gratuit), les toilettes proposent aussi une douche pour un rafraîchissement avant le départ. Plusieurs ensembles de fauteuils et canapés constituent autant de salons pour une attente confortable et privative. Malheureusement le calme est un peu rompu par l’indispensable écran super géant de la télévision qui diffuse les gesticulations un peu incongrues et sonores d’un pêcheur… américain.

Le vol retour
9h : Le sourire créole accueille les passagers à bord. Installation confortable, le steward aide gentiment les passagers à installer les bagages à main dans les coffres, un verre de jus de fruit ou champagne est offert dès l’arrivée à bord. Décollage à 9h30 pour un départ prévu à
9h 15, les îles défilent sous l’aile pour un dernier salut. La chef de cabine passe avec les menus pour détailler les 4 films visionnables pendant le vol. Le programme est confirmé dans la brochure de bord. Retour de l’hôtesse avec une table roulante pour Les Echos ou Le Monde datés de la veille et de nombreux magazines.
Le petit déjeuner s’annonce : crêpes ou omelette ? Les crêpes s’avèrent fourrées avec une compote de pommes chaude et savoureuse, accompagnées de yaourt, viennoiseries, pain avec beurre et confiture, assiette de fruits. Un petit déjeuner copieux servi avec le sourire. La cabine s’allonge : il est temps de finir la nuit, un peu courte avec l’enregistrement matinal. Les volets des hublots se ferment mais le commandant de bord proposera de les rouvrir un peu plus tard : au survol de l’Arabie Saoudite puis du Golfe d’Aquaba, le temps est très dégagé et le spectacle superbe. Le pilote fera une autre annonce pour admirer Charm el-Cheikh puis les pyramides.
13h : Après un apéritif agrémenté de chips et pommes séchées, un repas servi avec le sourire, à l’assiette sur nappe blanche. Dommage que le vin rouge soit servi, comme le vin blanc, dans l’unique verre à eau. Salade de palmiste puis 3 plats chauds au choix (tournedos grillé, filet de bourgeois ou magret de canard sauce passion), assortiment de fromages (déjà servis dans l’assiette, camembert, cantal jeune et bleu). Pain et vin sont renouvelés régulièrement avec le sourire. Dessert au choix : assortiment de 3 gâteaux, fruits frais ou 3 sorbets au choix (coco, mangue passion, on ne quitte pas les îles). La Crête apparaît à l’horizon, décidément très dégagée. Citronnelle, café ou thé (assortiment de mousselines de chez Fauchon, au choix), avec un excellent chocolat noir de Valrhona. Un digestif ? Un geste malheureux du voisin fait se précipiter l’hôtesse pour éponger avec des serviettes puis changer la couverture trempée. Mon livre, humide, sent bon la poire.
Petite sieste après les agapes, il fait très froid dans l’avion. 17° à peine ? « Le Commandant de bord ne parvient pas à régler le thermostat », reconnaît l’hôtesse, déconfite, qui propose de nouvelles couvertures. Le personnel de cabine passe à chaque instant pour s’inquiéter du confort de ses passagers.

Débarquement
Arrivée à Paris avec 25 minutes d’avance, au contact de l’aérogare donc pas de transit par autocar. Les bagages arrivent immédiatement sur le tapis. A nous les embouteillages de Paris !

Le ticket
Le vol Paris-Mahé de 9h30 s’effectue de nuit,
Décollage 19h30 atterrissage 8h05
Le vol Mahé-Paris de 11h15 s’effectue de jour
Décollage 9h15 atterrissage 17h30
Appareil : B 767-300
6 vols par semaine Paris-Mahé à compter du 17 décembre 2007
Billet A-R Paris/Seychelles à partir de 2468 € TTC en classe Pearl (il y a régulièrement des offres tarifaires)
Air Seychelles : 01 42 89 86 83 ou www.airseychelles.com

Les Points forts :
  • Le salon à Mahé, remarquable
  • Le service, attentionné et souriant

Les Points faibles :
  • La classe Pearl n’est pas encore équipée de sièges électriques
  • L’horaire de jour du vol retour donne un sentiment de voyage très long, même s’il est très agréablement occupé.

Une compagnie double
C’est en code-share que vole Air Seychelles : si la compagnie est propriétaire de ses deux avions, 61% de ses sièges sont occupés par Air-France, qui ne bat pas pavillon sur la zone mais partage les coûts et les recettes de la desserte à 50/50 avec sa consœur Air Seychelles. Si bien que, dans le même appareil, un client Air France côtoie un client Air Seychelles. Et à chaque compagnie sa politique commerciale : la surcharge carburant pratiquée par Air France, par exemple, ne s’applique pas pour Air Seychelles. Mais les clients d’Air Seychelles ne bénéficient pas du programme Flying Blue…..

A bord d' Air Seychelles
Une rude concurrence
Il n’y a pas qu’Air-France/Air Seychelles pour aller aux Seychelles : si les deux compagnies représentent à elles seules 80% du marché, d’autres candidats se présentent pour capter une clientèle attractive. A commencer par les compagnies du Golfe, Emirates ou Qatar, qui pratiquent une politique de prix agressive et accordent des places à prix très négociés à certains tours-opérateurs. Gros inconvénient : les vols font escale, soit à Dubaï soit à Doha, au milieu de la nuit. Inconfortable.

Rejoindre les îles
Les Seychelles, c’est tout un chapelet de 115 îles plus ou moins éloignées de l’aéroport de Mahé, qu’il faut ensuite rejoindre en bateau… ou en avion. Air Seychelles effectue 30 vols quotidiens entre Malé et Praslin (enregistrement direct pour Paris) avec des navettes en liaison avec l’aéroport international (durée de vol Praslin-Malé, 12 minutes, aller-retour 122 € TTC). La compagnie vole également sur Denis Island, Alphonse ou Bird (vols privatifs). Air Seychelles a ainsi transporté l’an dernier 244 345 passagers sur des vols intérieurs. Avantages et inconvénients des îles !

Un Indian Ocean Pass
Les trois compagnies aériennes de la région ; Air Seychelles, Air Mauritius et Air Austral se sont associées pour proposer un « Indian Ocean Pass » qui permet au voyageur de construire son itinéraire « à la carte » pour accéder aux Comores, Madagascar, Mayotte, Maurice, Rodrigues, La Réunion et Les Seychelles. Pour en bénéficier, il suffit d’être en possession d’un billet dont le parcours international est à destination de l’une de ces îles. Le billet bénéficie du tarif préférentiel de chaque secteur s’il comporte au minimum 3 secteurs de la région. Ainsi un passager qui se rend aux Seychelles avec la compagnie nationale peut en profiter pour découvrir les îles voisinnes en effectuant un trajet Paris/Seychelles-Seychelles/Maurice-Maurice/La Réunion-La Réunion/Seychelles et Les Seychelles/Paris. Les enfants bénéficient d’une réduction de 33% sur le tarif adulte. Offre disponible sur le site de chacune des compagnies partenaires.

Article publié dans Vacances de Luxe n°4 Décembre 2007