Sans titre

 

 

 

L'Agence éditoriale du Tourisme, des Voyages
et des déplacementsprofessionnels

Voyage d'affaires, Mice, transport aérien, Economie - Destinations

 

 

 

 

 

 

Ecritéo - 1 rue de la Ferme - 60240 Vaudancourt - 09 84 45 27 06 - infos(at)ecriteo.com

Choisir son repas dans l’avion


Rôti de porc ou sole meunière ? Ce n’est pas qu’une question de goût : santé fragile ou convictions religieuses, autant de raisons pour modifier le contenu de son plateau-repas.



Sans être un grand moment gastronomique, les plateaux-repas circulent dans les avions dès que la durée du vol dépasse 3 heures. Les options sont multiples : il existe 21 repas spéciaux chez Lufthansa, 17 chez Air Canada, 13 pour Air France, 11 chez Air Madagascar par exemple! Sans sel, allégé, sans lactose, sans arachide, sans gluten, sans épice... Sans oublier les options liées aux pratiques religieuses. Presque toutes les compagnies distribuent de la viande halal sur simple demande. Certaines ne proposent d’ailleurs que cela, comme Royal Air Maroc, Air Algérie, Iran Air ou encore Emirates. A contrario, la compagnie israélienne El Al ne servira que plusieurs types de menus casher. La religion hindoue interdit de manger de la viande de bœuf, cette interdiction est appliquée dans tous les avions à destination de l’Ile Maurice ou de l’Asie. Enfin le menu végétarien a de plus en plus d’adeptes et le plateau sans viande (dit « non dairy » en anglais) est d’ailleurs l’option la plus fréquemment proposée par toutes les compagnies, car il correspond à peu près à toutes les demandes spéciales.

Comment faire ?

La demande est de plus en plus grande pour ces repas spéciaux, mais il faut s’y prendre à l’avance. Si Corsairfly essaie de répondre à la demande au moment même de l’enregistrement au comptoir, la plupart des compagnies demandent un délai pour s’organiser. Il faut par exemple 72 h avant le départ à Air Mauritius ou Air Ivoire, 48h à Air France, Zoom Airlines ou British Airways. Seulement 24h à Lufthansa, Singapore Airlines et American Airlines et 18h à l’avance chez Air Canada. Un délai à respecter faute de quoi, il faudra faire sa propre sélection dans le plateau classique, et éventuellement rester sur sa faim.
Il faut donc prendre le temps d’y penser… et téléphoner. Comme la responsabilité du transporteur est engagée, la plupart des compagnies préfèrent avoir une discussion directe avec leur client pour enregistrer le bon code dans le dossier: SFML pour un « poisson-fruit de mer », DBML pour repas diabétique, MOML pour un plateau musulman, KSML pour un repas cascher, CHML pour enfant de 3 à 12 ans…Ces codes d’Air France donnent une idée de la complexité. Malgré tout quelques compagnies, comme British Airways ou Corsairfly, laissent le choix dès leur page d’accueil Internet.
L’enregistrement fait, pas d’inquiétude de voir son voisin dévorer le plateau qui vous est réservé : la commande spéciale du passager est notée sur son numéro de dossier, et le « commissariat à l’hôtellerie » de la compagnie inscrit le nom du passager sur le plateau. Au chef de cabine de s’organiser à bord pour que le plateau s’installe au bon moment sur le bon trolley-repas. Bon appétit.

Les enfants aussi
La plupart des compagnies aériennes distribuent gratuitement un menu enfant pour les 2 à 12 ans mais généralement seulement sur demande. On peut aussi apporter son biberon et ses petits pots, et ces produits ne sont pas soumis aux mesures de restriction sur les liquides,… dans la mesure où la quantité emportée est en rapport avec la durée du voyage. Les parents pourront être amenés à goûter les aliments.

Eviter les plaintes
Si les compagnies n’offrent pas l’éventail des options au complet c’est pour une simple raison, la responsabilité. L’annonce d’un régime sans gluten par exemple impose le respect de règles diététiques édictées par Iata, l’Association des compagnies aériennes. Les fournisseurs ne sont pas tous prêts à offrir des garanties contractuelles en raison, notamment, de la multiplication des allergies. Un œdème de Quincke à bord d’un avion, cela peut s’avérer une catastrophe...

Article publié en octobre 2007 dans Vacances Pratiques n°18