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Cuba en IncentiveSoleil, plages et patrimoine culturel : Cuba a tous les atouts pour devenir une destination « incentive ». L’île des Caraïbes sait s’adapter à toutes les demandes pour organiser un séminaire d’entreprise, en petit comité comme pour de très grands groupes.
Connue pour son tourisme balnéaire et ses circuits touristiques, la destination Cuba joue désormais des coudes pour se faire une place dans le tourisme Incentive. Elle ne manque pas d’attraits pour convaincre les organisateurs de séminaire : une image festive rhum – salsa - cigares, des capacités hôtelières importantes et une capacité à se mobiliser pour organiser le voyage à la demande. Sans oublier des prix très compétitifs. Des réceptifs comme Havanatur ou San Cristobal Agencia de Viajes déploient tout leur savoir-faire pour ouvrir les portes des lieux les plus exclusifs de l’ancienne colonie.
Privatiser l’exclusif
A Cuba, privatiser l’exclusif est possible le temps d’un dîner, d’une journée ou d’une nuit. Les clients sont rois : s’ils veulent du neuf ou du jamais vu, la Havane peut le leur donner. La vieille ville regorge de palais qui ne demandent qu’à s’ouvrir, et le charme ne peut que jouer dans l’ une des plus belles cités coloniales espagnoles, classée en 1982 au Patrimoine Mondial de l’Unesco. Les groupes qui élisent le site sont salués aux portes de la ville par un orchestre qui conduit les visiteurs à travers les rues étroites et pavées, jusqu’à la Plaza de la catedral par exemple. Les réceptifs proposent en effet de dîner à ciel ouvert au cœur de cette place, exemple typique de l’architecture espagnole bordée de palais du XVIIIème siècle. Près de 200 personnes peuvent s’attabler ici, bercés au son de la salsa, de la rumba et du cha-cha-cha des nombreux orchestres de rues. A quelques pas de là, le couvent Saint-François propose d’organiser des réunions ou des séminaires dans une ambiance plus studieuse. Ce couvent, composé d’une basilique, de deux cloîtres et d’une multitude de petites salles, peut être partiellement ou entièrement privatisé pour profiter d’un cocktail d’accueil. Il y a pléthore d’autres lieux d’exceptions à utiliser ainsi pour une soirée ou un séminaire : le Musée National des Beaux-Arts, tout juste rénové, l’Opéra, l’Institut Cubain du Livre ou le Fort de la Fuerza. A 21 heures, direction la forteresse San Carlos de La Cabana où a lieu la cérémonie du « coup de canon ». Cet événement quotidien, qui annonçait autrefois la fermeture des portes de la ville, est très prisé. Les 10 hectares de parc de la forteresse peuvent accueillir de grands événements en plein air. L’exclusivité est toujours possible dans ces différents lieux. Il faut souvent de la patience et toute la persévérance et la pugnacité du réceptif pour obtenir le précieux sésame, mais tout ou presque est toujours possible.
Cuba classique, rhum, cigares et les vieilles voitures
Un voyage incentive est souvent l’occasion de vérifier si les clichés que l’on a de la destination sont réels et en l’occurrence, ils sont nombreux à Cuba ! La musique fait ainsi partie de la vie quotidienne, et d’excellents et multiples orchestres se louent pour animer toutes les occasions, aussi bien pour un fond de musique douce lors d’un dîner que pour une soirée rythmée et dansante. Par ailleurs l’île ne peut se défaire de cette image du Che, un cigare à la main. Oui, les Cubains ont encore aujourd’hui un amour et une fierté du cigare sans pareil dans aucun pays, et affirment que les vallées du pays, autour de Pinar del Rio, renferment le meilleur tabac du monde. La plus connue des fabriques de cigares de la Havane est une institution : derrière le Capitole, Partagas fabrique au quotidien des trésors de Cohiba, Monte Cristo ou Roméo et Juliette. L’énorme fabrique nationale se visite en groupe et les amateurs apprécieront d’assister au choix de feuilles, au roulage des corps et à la démonstration de pose de la « cape » qui termine le cigare. L’endroit fait partie des attractions immanquables de La Havane. En revanche l’usine, malgré sa renommée, reste très difficile à privatiser pour une soirée. Il est sans doute plus facile de parier sur l’autre grand lieu de rendez-vous de la capitale, le musée du Rhum. La fondation Havana Club qui le gère propose de connaître la boisson de A à Z, du processus de sa fabrication à sa traditionnelle dégustation. Un bar, au rez-de-chaussée, se prête aux soirées qui s’accompagnent d’un orchestre local remarquable. Et pour rester dans les clichés, les belles américaines roulent de toutes leurs mécaniques. De couleur rouge, jaune ou rose claquant au soleil, elles se louent à l’heure, à la journée ou durant tout un séjour pour un groupe. Cadillac, Chevrolet, Bentley ou Ford, elles sont 100 000 à sillonner la Havane et le minimum est de faire un tour de la ville en convoi des années 50.
Une offre hôtelière diversifiée
La vieille Cadillac se dirige donc vers le Malecon, l’avenue au bord de la mer qui relie la vieille ville à la Havane moderne. La longue promenade de 7 kilomètres est rythmée par le bruit des vagues qui viennent s’écraser sur les flancs de la digue. Un endroit idéal pour des photos de groupe sur fond de mer. A l’extrémité du Malecon, le Vedado est le quartier branché, moderne et commercial de la Havane. Il est dominé sur un promontoire par un hôtel mythique, le «Nacional», l’un des hôtels les plus fréquentés en groupes incentive. Le paquebot historique, grand hôtel des années 30, affiche haut et fort son caractère Art-Déco et revendique dès la réception son histoire avec une galerie de portraits des personnages historiques qui l’ont fréquenté. Ava Gardner a séjournée dans la Chambre 225, Compay Segundo y a fait ses premières armes. En plus de ses 490 chambres, qui lui permettent d’accueillir de grands groupes, l’hôtel dispose de multiples salles de réunion pour se prêter à toutes les configurations. Comble de l’animation, il abrite un « Cabaret parisien » qui permet de terminer un séjour par un dîner spectacle de qualité professionnelle qui raconte l’histoire et les danses de la Havane a un rythme soutenu. Pour un groupe de moindre importance, l’hôtel NH Parque Central 5* est une alternative intéressante avec ses 277 chambres. Situé au centre de la vieille Havane, à deux pas du Capitole, il dispose de 5 salons de capacités différentes (de 14 à 60 personnes) et d’une salle de conférence pouvant accueillir 300 congressistes. Il possède, pour l’agrément de ses résidents, un excellent club de gym et une piscine sur le toit. Ses chambres sont très classiques et plus internationales que cubaines mais très confortables. Autre option de l’offre hôtelière de La Havane, la chaîne Habaguanex qui se distingue par 17 établissements de charme au cachet authentique et historique. Tous ont une capacité de moins de 100 chambres qui se prêtent volontiers à des réunions de petits groupes. Pour un séminaire d’une vingtaine de personnes par exemple, l’hôtel Habaguanex Santa Isabel est une pure merveille. Sa terrasse ou son beau patio sont autant d’endroits pour organiser des réunions privées. Les petits groupes seront charmés par la vue sur la Place des Armes qu’offrent la plupart des chambres de cet établissement 5*. Derrière la cathédrale, dans la vieille Havane, l’Hôtel del Tejadillo géré par la même chaîne est un ancien collège catholique et une authentique maison coloniale avec ses hauts plafonds, sa décoration en fer forgé et ses poteries. Le patio verdoyant peut être le lieu d’un cocktail de bienvenue.
Sortir de la Havane, à Trinidad ou à Varadero
L’architecture coloniale n’est pas propre à la Havane. La ville de Trinidad, au sud de l’île, est classée au patrimoine de l’Humanité et recèle des trésors aisément privatisables comme les demeures coloniales 18ème. Au total une cinquantaine de palais aux couleurs bleue, rose ou verte dont les salles historiques et patios fleuris peuvent être investis à la demande par des groupes. Le Palacio Brunet (Musée Romantique), le Palacio Cantero (le Musée Municipal de l'Histoire) ou le Palacio Iznaga sont les plus connus. A l’organisateur de dénicher l’exclusivité sur une de ces perles rares. Adresse insolite parmi d’autres, le Musée de spéléologie, abrité par une grotte de 220 mètres de long au cœur de la ville. Un voyage dans le temps et dans le centre de la terre ! L’île de Cuba, c’est aussi une image idyllique, celle des plages de sable fin et des couchers de soleil sur la mer des Caraïbes. « Un circuit classique à Cuba commence par deux jours culturels à la Havane et se termine par une pause reposante et décontractée de deux jours à la station balnéaire de Varadero », explique Nathalie Viricelle, chef des ventes à Havanatour. Varadero est l’exemple type de station balnéaire offrant un gigantesque resort aux touristes. De grosses infrastructures de plus de 200 chambres sont disponibles pour les voyages en inventive comme à l’hôtel Melia Las Américas (310 chambres) ou au Paradisius Princesa del Mar qui dispose de salles de réunions dotées de moyens audiovisuels. Pour de l’incentive au sens de la gratification, Havanatour propose à Varadero des challenges sportifs, des olympiades qui renforcent la cohésion d’équipe d’un groupe de collaborateurs. Ce challenge peut être suivi d’une escapade en catamaran pour une virée en mer à destination d’un Cayo. Chaque catamaran a une capacité de 80 personnes. Sur place, un cocktail et un dîner les attendent ainsi qu’un coucher de soleil sur la mer des Caraïbes, forcément inoubliable si le beau temps est au rendez-vous. Autre destination, et autre découverte. L’Ouest de l’île et la vallée de Vinales peuvent être la destination d’une excursion en mini-bus. A 1h30 de la Havane, la vallée est connue pour ses cultures de tabac. Pour une question d’organisation avec les mini-bus, le groupe ne peut pas dépasser les 60 personnes. Le transport est toute une logistique dans cette grande île. Pour des excursions à l’extrémité est de la ville, mieux vaut prévoir des vols intérieurs. Trinidad est à 4 heures de route de la Havane, Santiago de Cuba à plus de 12 heures. Pour les groupes très restreints et aux budgets conséquents, l’hélicoptère reste la meilleure option. Anne Le Goff Article publié dans Voyage et Business N°2 Nov 2007
Trois questions à Georges Rodriguez, directeur d’Havanatour, tour-opérateur spécialiste de Cuba
Quelle est la part de marché de l’incentive chez Havanatour ? En 2006, environ 2000 personnes sont parties en groupe. Cela équivaut à 19% de nos parts de marché. Nous avons la volonté de développer l’offre incentive sur Cuba. Seulement, l’île a une image qui lui colle à la peau, celle du tourisme individuel et balnéaire. Les entreprises ont le réflexe Océan Indien pour leurs voyages en incentive et pas encore sur Cuba. C’est une erreur car l’île allie soleil, mer et culture grâce aux vestiges coloniaux. Il est dommage de ne faire que du balnéaire dans un pays aux richesses culturelles évidentes. Comment élaborez-vous votre offre incentive ? Notre force, c’est notre réceptif sur place à Cuba, Havanatur. Nous nous reposons sur leur savoir-faire et sur leur équipe de 10 personnes dédiée pour l’incentive. Grâce à leur présence, nous pouvons privatiser de nombreuses infrastructures pour des réunions, des dîners ou des réunions. Ils peuvent tour organiser, de la présence d’un guide francophone, en passant par les excursions en bus et les bonnes adresses hôtelières… Il existe de nombreux hôtels haut de gamme à Cuba. Parmi le plus connu de la Havane, le Nacional est un bijou classé monument historique fortement demandé. Quels voyages incentive pouvez-vous construire pour les entreprises ? Nous pouvons tout faire. Pour une société automobile, une visite de la Havane coloniale en vieilles voitures est envisageable. Pour un client buraliste, nous pouvons mettre en place un séjour thématique sur le cigare avec des excursions dans le sud-ouest de l’île, à Vinales, dans les plantations de tabac et faire une visite dans une fabrique de cigares. Cuba est un pays qui ne laisse jamais indifférent, qui se mérite d’une certaine façon. |
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