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Des avions pas en forme


Les compagnies aériennes sont prises dans l’effet « ciseaux » d’une demande de vols qui baisse et de prix de carburants qui ont augmenté en moyenne, sur l’année, de 40$ par rapport à l’an dernier. L’avenir est morose, selon Iata. Les passagers en feront-ils les frais ?



Des avions pas en forme
L’Association du transport aérien international (IATA) a présenté aujourd’hui des prévisions financières révisées selon lesquelles l’industrie mondiale du transport aérien afficherait des pertes de 5,2 milliards $US pour 2008, dans l’hypothèse d’un prix du baril de pétrole brut à 113 $US. « Cela représente 40 $US de plus que le prix moyen de 73 $US en 2007, entraînant une augmentation de 50 milliards $US de la facture de carburant de l’industrie » explique Giovanni Bisignani, Directeur général de Iata. Le carburant représentera ainsi 36 % des coûts d’exploitation, contre 13 % en 2002.
Le problème, pour les compagnies aériennes, c’est que la demande est également à la baisse, du côté des passagers comme de celui du frêt, autre ressource essentielle. La croissance de la demande de trafic passagers a chuté à 1,9 % en juillet, le taux le plus bas en cinq ans. La demande dans le secteur du fret a diminué de 1,9 % par rapport à 2007. Les transporteurs d’Asie-Pacifique – les acteurs les plus importants dans le marché du fret – ont été durement frappés avec une diminution de 6,5 %.
Étant donné les perspectives économiques plus faibles, l’IATA a révisé à la baisse ses prévisions de croissance du trafic pour 2008, de tout juste 1,8 % (plutôt que 3,9 %). Cela représente une progression deux fois moins rapide qu’en 2007. Et pour 2009, Iata s’attend à ce que l’environnement d’affaires continue d’être difficile. La plupart des économies devraient être marquées par une croissance encore plus faible l’an prochain, ce qui aura un impact négatif sur les voyages aériens et le fret.

Résultat : il va falloir s’adapter!

«Les compagnies aériennes ont réduit leurs coûts non liés au carburant de 18 % depuis 2001. Les aéroports et les fournisseurs de services de navigation aérienne doivent emboîter le pas. Les gains d’efficience sont essentiels, mais ils ne peuvent absorber tout l’impact de la flambée des prix du pétrole», soutient M. Bisignani qui réclame une plus grande libéralisation des marchés de l’aérien. Son association prend l’initiative (inusitée) de faciliter le dialogue mondial en organisant un sommet baptisé Agenda for Freedom, le mois prochain à Istanbul. Pas de doute qu’il y sera question de regroupement des compagnies, de liberté d’association sur les marchés, du prix des billets… et des taxes. Les passagers vont sans doute voir la multiplication des offres électroniques, qui font gagner de la productivité aux compagnies. Mais verront ils le prix des billets baisser aussi vite que le baril? Ce sera l’un des enjeux de la concurrence entre les compagnies.

Annie Fave
af@ecriteo.com