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Des chiffres et des hommes


La France est toujours championne du monde ! Pas de foot ni de rugby, non, du tourisme. Qui le dit ? Le secrétariat d'Etat chargé du dossier, avec les chiffres de l' Organisation Mondiale du Tourisme, organisme des Nations-Unies, pour appuyer ses dires. Gros bémol, les recettes ne suivent pas. Dommage!



J'ai toujours eu du mal à prendre ces statistiques – aussi encourageantes soient-elles - au pied de la lettre. Les comptes aux aéroports ou dans les gares, certes, devraient être plutôt fiables. Pour la route, compte tenu de la libre-circulation aux frontières, j'ai plus de doutes. Mais bon, ne boudons pas notre plaisir : 82 millions de touristes sont donc venus en France en 2007. Les chiffres l'avouent, seulement 68 millions venaient vraiment en France, les autres ne faisaient que traverser. Ce n'est pas grave, compte tenu des taxes qu'ils ont payé sur l'essence voire sur les péages, ce sont toujours des recettes pour l'Etat. Pour peu qu'ils aient eu une petite faim, à 4 € le sandwich multiplié par les 14 millions de passants, je veux bien me baisser pour ramasser la monnaie. Et si en plus ils ont eu besoin de se reposer une petite nuit, ces voyageurs en transit, le tiroir caisse marche toujours. Gling glong, je prends, il n'y a pas de petit chèque.
En revanche, il est bien dommage que ceux qui ont choisi la France pour destination ne soient pas plus dépensiers. Avec ces 68 millions de visiteurs là, l'hexagone est toujours première destination européenne devant l'Espagne (60 millions de visiteurs, dont des passants pour elle aussi). Mais elle reste désespérément 3ème dans les recettes. Pourtant, avec un café à 13 euros sur certaines terrasses des Champs Elysées, on fait bien le maximum pour leur piquer leurs sous ! Mais bon, 40 milliards de recettes, c'est moins que ce que parviennent à gagner les espagnols (presque 50 milliards de gains). Il va falloir que l'on regarde mieux leur technique par dessus les Pyrénées. D'autant qu'avec le prix du baril, et donc celui de l'essence à la pompe, il n'est pas dit que les voyageurs soient aussi nombreux les prochaines années. Même si on parvient à leur faire aimer le train, il y en a quelques uns qui risquent de rester dans les brumes du Nord. Au frais. Et même peut-être pas si frais que ça, tiens, avec le réchauffement climatique. Et si on apprenait à leur dire bonjour et merci, pour les séduire ? Je devrais en parler au garçon qui m'a facturé les 13 euros sur les Champs, pour voir…

Anne le Goff
alg@ecriteo.com

édito publié par le site www.vacancespratiques.com le 10.06.08