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Dossier conso: S'envoler en low-cost


Ryanair, Easyjet, mais aussi Sterling, Air Berlin, Volare… Les compagnies à bas prix, dites compagnies Low-cost, prennent de plus en plus de place dans le transport aérien français. Comment les acheter ? A quels prix ? Où les prendre et, pour aller où ? Quelles garanties et quels engagements? Nous ouvrons le dossier pour vous !



Dossier conso: S'envoler en low-cost
Les statistiques sont formelles : les low cost représentent aujourd’hui environ 20% du trafic aérien en France et déjà un tiers des vols britanniques. Elles s’installent dans les capitales comme Berlin, Londres ou Rome mais desservent aussi les petits aéroports pour peu qu’il s’agisse de zones de vacances : Bergerac, Marrakech, Bari, Barcelone ou Prague. Et si la clientèle suit, c’est tout simplement en raison de prix étonnants : 29 € le Paris-Londres, 59 € Paris-Milan, 59 € Nice-Liverpool. Des prix qui s’expliquent par une chasse permanente à l’économie.

Des recettes éprouvées

Dossier conso: S'envoler en low-cost
« Les compagnies low-costs ne sont pas moins sûres que les autres, parce que leurs avions sont aussi bien entretenus voire mieux : le plus souvent, ils sont neufs ! », explique Jean-Louis Baroux, spécialiste de l’aérien et patron d’APG, une entreprise qui représente les compagnies aériennes étrangères en France. Pour lui pas de doute, ce n’est pas sur la sécurité que les compagnies low-cost font des économies, mais elles font tout pour réduire au maximum les coûts d’exploitation et de gestion, de façon à proposer des tarifs deux à trois fois moins chers que ceux des concurrents. Un seul type d’avion (pour simplifier l’entretien des appareils et la formation des pilotes), une seule classe, des aéroports secondaires moins chers et des procédures d’embarquement simplifiées au maximum pour rester le moins longtemps au sol et voler, voler toujours. Et elles vont chercher la clientèle là où elle se trouve, y compris sur les petits aéroports délaissés par les grandes compagnies. C’est ainsi que Bergerac, en Dordogne, a maintenant des liaisons directes avec Londres Stansted, Bristol, Southampton, Birmingham, Nottingham, Liverpool, Leeds ou Exeter ! Deux compagnies font le transit : Ryanair et Flybe, deux compagnies low-costs qui se sont développées grâce à l’envie des britanniques de découvrir un sud-ouest bien français, beaucoup plus économique pour eux que leur pays. Du coup les habitants du Sud-Ouest bénéficient de prix bien alléchants pour aller exercer leur anglais.

Les services à bord

Dossier conso: S'envoler en low-cost
Si voyager en low-cost permet de faire des économies, il faut accepter quelques sacrifices pour en bénéficier : les aéroports qu’elles desservent sont souvent spartiates, les horaires ne sont pas toujours les meilleurs (puisque les compagnies traditionnelles payent plus cher pour avoir les bons) et surtout le service est réduit au minimum : le personnel de cabine est là et bien là pour assurer la sécurité, mais comme il fait aussi le nettoyage des appareils entre deux vols, il n’est pas toujours des plus aimables et à chacun de trouver sa place, qui d’ailleurs n’est pas numérotée. Premier arrivé, premier servi. Du moins en règle générale parce qu’aujourd’hui, pour faire la différence et séduire les voyageurs, les compagnies doivent aussi faire des efforts dans le sourire voire le coup de main pour mettre le petit sac sous le siège. En revanche elles n’en feront pas sur le service : pas de plateau à bord, la restauration est presque toujours payante si vous voulez un café ou un sandwich, pas de film à bord ni de journaux à la porte de l’avion. Les compagnies à bas prix assurent le transport, pas les fioritures ! Cela dit, il est toujours possible d’emporter son paquet de gâteaux et sa bouteille d’eau, et généralement le vol dure moins de 3h. Et puis les compagnies régulières, elles aussi, font de plus en plus payer le café sur les vols courts…. A noter que le poids de bagage est limité, 15 à 20 kg maximum en soute. Officiellement, pour faire des économies de carburant « qui sont répercutées sur le billet ». Dans la réalité, c’est aussi parce qu’il est très rentable de taxer le poids excédentaire !

Dénicher le bon prix

Dossier conso: S'envoler en low-cost
Internet est la clé du succès : pour économiser tous les intermédiaires, les compagnies low-costs vendent presque exclusivement leurs billets en ligne. A part leurs comptoirs dans les aéroports, c’est donc bien en ligne qu’il faut chercher les bonnes affaires, et il faut s’y prendre tôt pour trouver le meilleur prix. En-dehors des opérations spéciales « billet à 1 € » (toujours plus taxes), les compagnies privilégient en effet les réservations à long terme, qui leur permet d’assurer leur trésorerie. Le meilleur prix est donc vendu 3 ou 4 mois à l’avance et les sièges de dernière minute sont très chers, selon la bonne vieille loi de l’offre et de la demande. Aussi, si vous voulez vraiment partir à la dernière minute, il va falloir y mettre le prix. Et si vous envisagez de partir cet été, c’est donc le moment de vous y mettre. Enfin, il ne faut pas confondre « tarifs » et « prix d’appel ». Un 29 € pour un Paris-Londres est un prix d’appel : il est réellement disponible (sinon ce serait de la publicité mensongère, condamnable), mais il s’agit généralement d’un prix hors taxe et le nombre de sièges d’avion vendu à ce prix est très limité, 5 à dix sièges sur 180 places. Autant dire que la meilleure recette se résume en un mot : anticiper ! Les retardataires paieront le prix fort.

Des services en plus

Dossier conso: S'envoler en low-cost
Totalement spartiates, les compagnies à bas prix, soumises elles aussi à la concurrence, essaient de séduire par des services complémentaires pour attirer le chaland. Tous ne sont pas gratuits. Ainsi Easyjet propose un « embarquement express » qui garantit d’être parmi les premiers à bord, ce qui permet de choisir sa place et d’éviter de voyager à côté du Monsieur très carré qui déborde de son siège ou le long de l’accès, très fréquenté, des toilettes du bord. Une réservation qui a un prix : 3,75 le trajet. Donc 7, 50 € l’aller-retour. Ryanair propose une navette pour rejoindre l’aéroport de Beauvais, sa base de départ. Le ticket coûte moins cher qu’un taxi, mais il est facturé 13 € (départ Porte Maillot Boulevard Pershing, le long du Palais des Congrès) et doit être pris en ligne au moment de la réservation, sinon l’accès à bord n’est pas garanti. Autre exemple, Easyjet propose un accès à un salon spécial à l’aéroport de Londres Luton. Sympathique et confortable pour attendre son vol, mais cher : 27 € l’entrée !
Du côté des gratuités, toutes les compagnies proposent la mise à disposition d’un fauteuil roulant pour les personnes à mobilité réduite. Il est gratuit, mais sa nécessité doit être mentionnée dès la réservation car les compagnies limitent le nombre de « passagers spéciaux » à 4 personnes maximum, pour des raisons de sécurité. Ces réservations disposent d’un code spécifique, à utiliser au moment de l’enregistrement, et spécifié sur les sites. Enfin petit détail qui a son importance : impossible d’envoyer seul son chérubin chez Mamie sur la Côte d’Azur en compagnie à bas prix. Le service « enfant non accompagné » n’existe pas et aucune compagnie low-cost n’accepte de faire voyager des enfants de moins de 14 ans (révolus) sans adulte responsable.

Trouver ma compagnie

Dossier conso: S'envoler en low-cost
Malgré un grand nombre de concurrents, le marché des compagnies aériennes à bas prix est encore concentré, puisque seulement deux acteurs principaux détiennent près de 85 % du marché : l’ancêtre Ryanair, créée dès 1985, et son challenger Easyjet, née en 1995. Mais selon le journal catalan La Vanguardia, près d'un tiers des touristes qui viennent en Espagne utilisent aujourd’hui une compagnie low-cost, et les deux plus anciennes compagnies sont soumises jour après jour à la concurrence de nouveaux transporteurs. Pour les trouver, cherchez la pub : c’est l’une des recettes des low-costs, faire savoir leur prix, pour vendre en quantité. Il existe par ailleurs plusieurs sites qui recensent les compagnies et n’écartent pas les low-costs de leur comparatifs, comme www.easyvoyage.com et certains ne recherchent même que les compagnies à bas prix comme www.bravofly.fr, www.flylc.com ou encore www.onparou.com. La recherche se fait très simplement en indiquant la ville de départ et la ville d’arrivée, les sites répondent quelles compagnies les desservent. Il ne faut pas hésiter à devenir consommateur malin : un vol low-cost et une navette, même payante, permettent d’atteindre des destinations à bien meilleur marché que par les compagnies classiques : un Beauvais-Dublin ou Cork, par exemple, peut-être en low cost 4 fois moins cher qu’un Roissy-Dublin…

Encadré

Dossier conso: S'envoler en low-cost
Toutes en low-cost !
Difficile parfois de distinguer les compagnies régulières des compagnies low-cost car la concurrence est telle que les compagnies régulières bradent parfois leurs sièges, et a contrario les compagnies à bas prix peuvent faire valoir la loi du marché et vendre à prix fort leurs derniers billets. Par ailleurs il existe aujourd’hui des compagnies charters, affrétées par des voyagistes, qui bradent leurs places vides (air med, corsair, XL.com). La distinction ne se fait souvent plus que sur les aéroports, Beauvais pour Ryanair desservant Paris ou le nouveau terminal dédié low-cost à Marseille. Et pour brouiller les pistes, la compagnie ex-nationale Air France-KLM elle-même va se mettre au bas prix : elle a créé une filiale spécialisée baptisée Transavia qui écrase les prix depuis mai 2007.