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Entreprises cherchent cols verts
Les universités, écoles de commerce ou centres de formation n’ont pas attendu le Grenelle de l’environnement et son effet médiatique pour s’intéresser au développement durable. Les formations foisonnent, de toute nature. Et constituent un vivier de recrutement pour les grandes entreprises comme pour les PME.
Cimenterie Lafarge de Tetouan (Maroc). Une telle infrastructure demande des précautions pour ne pas nuire à son environnement
Directeur du développement durable, directeur de la communication chargé de mettre en place une image « verte », ingénieur en charge d’une filière de recyclage, chargé(e) de mission destiné à sensibiliser les collaborateurs… Les entreprises et les grands groupes font de plus en plus appel à des spécialistes du développement durable, ou supposé tels. Car dans un premier temps, les compétences se sont un peu improvisées face aux besoins impérieux du marché de l'emploi. Aujourd’hui, la professionnalisation se montre réellement en marche. Désormais, le développement durable est intégré à toutes les filières d’activité, souvent en lien direct avec les politiques de marketing et de communication. Simple ripolinage de cursus antérieurs pour certaines, spécialités bac + 5 pour d’autres, on trouve de tout dans l’urgence écologique. Entre 2008 et 2009, le nombre de formations enregistrées par Novethic (filiale de la Caisse des dépôts) a plus que doublé (92 à 188). Elles s’adressent aussi bien aux étudiants avec bac + 2 qu’aux salariés friands de formations continues pour développer leurs compétences. Des MBA, des licences, des BTS, toutes les disciplines y sont passées en revue : gestion et valorisation des déchets, conduite de projets, sécurité environnementale, énergie, responsabilité sociale des entreprises… Un véritable écosystème !
Des écoles et des universités qui raisonnent « global »
Manifestement, la sensibilité au développement durable de la plupart des entreprises est née de la loi sur les Nouvelles régulations économiques (2002). Elle fait obligation aux sociétés françaises cotées sur un marché réglementé d’établir un rapport annuel de leur gestion sociale et environnementale au travers de leur activité. Quelque 700 entreprises sont concernées, celles qui sont cotées en Bourse et de droit français. Il restait à trouver, dans l’entreprise, celui qui allait s’y « coller ». Ni une ni deux, la plupart ont choisi de créer un poste spécialisé, un « Monsieur ou Madame Développement durable », chargé(e) de répondre aux obligations. Dès 2004, 58 % des entreprises cotées s’étaient ainsi dotées d’un responsable attitré « DD » (enquête réalisée par le cabinet Mazars pour Le Figaro Economie). Mais leurs attributions sont aussi variées que leurs qualifications : tandis que l’un passe son temps à répondre aux demandes de renseignements des agences de notation (formation financière), un autre s’occupe de la prévention des risques de contentieux (formation juridique), tandis qu’un troisième s’efforce d’obtenir des aides publiques pour le traitement d’effluents pollués (formation technique). Les compétences s’inventent à mesure que le métier s’installe. On peut même dire qu’elles s’improvisent.
C’est dans ce contexte et pour répondre aux obligations légales que la plupart des écoles de commerce ou de gestion ont développé des formations spécialisées. À La Rochelle, le groupe Sup de Co a été l’un des pionniers en créant des masters de l’environnement et du développement durable dont l’un, explique le responsable des études Zouhair Laarraf, est spécialement conçu pour « communiquer des informations solides, fiables, crédibles concernant la responsabilité environnementale et sociale de l’entreprise et qui commence par le respect de la réglementation ». Fin de l’improvisation. Plus récemment, l’Ecole de management de Strasbourg a créé un Executive MBA DD et Responsabilité sociale des organisations dont l’objectif est de développer un « regard stratégique et managérial sur les enjeux du développement durable ». De quoi répondre aux préoccupations des acteurs concernés, eux qui évoluent dans les institutions publiques et les collectivités locales comme dans le secteur privé. La formation de 12 mois (390 heures) prépare à l'exercice de la responsabilité développement durable. Dans toutes ses dimensions : stratégique et prospective, mais aussi managériale et opérationnelle. La formation est ouverte aux titulaires d'un bac + 4, ou d’M1, ou d'un M2 (DESS, DEA, Master...), ou tout autre diplôme français ou étranger jugé d'un niveau équivalent. Pas question d’intégrer des débutants : les candidats doivent justifier d'une expérience professionnelle d'encadrement de cinq ans minimum. Du haut niveau.
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Les grandes écoles visent l’excellence
Parallèlement aux formations universitaires, les grandes écoles ont pris le train non polluant en marche et développé des formations. Et pour commencer, elles ont proposé à leurs anciens élèves d’ajouter une spécialité à leur CV. Polytechnique, Sciences Po Paris, le Collège de France, la plupart ont désormais créé une chaire de développement durable. Les formations se montrent bien sûr de haut niveau, en fin de cursus pour la plupart. Mais les grandes écoles s’intéressent également à la formation continue. C’est ainsi que l’Ecole centrale de Paris est partenaire depuis plus de dix ans du Collège des hautes études et de l’environnement durable (lire encadré) pour des programmes de formation de tout niveau. Les formations se déroulent sur un ou deux jours en formation continue selon des thèmes variés : l’écologie industrielle, l’éco-innovation de produits et services, les achats responsables, de la stratégie à la pratique... Le responsable de cette formation, Mathieu Baudin, souligne que « même si la communication de certaines entreprises sur le sujet apparaît encore peu crédible en termes de responsabilité, le développement durable n’est plus une question. C’est une nouvelle donne pour le XXIe siècle ». Clair et net.
A Nantes, Audencia a lancé, en collaboration avec l’Ecole centrale de Nantes, l’Ecole des mines de Nantes et l’Ecole supérieure d’agriculture d’Angers, une offre de formation continue, le Cycle des hautes études en développement durable. Lancée en 2008, elle accueille au maximum vingt candidats et propose dix jours de séminaires répartis sur huit mois aux dirigeants, managers, responsables syndicaux et associatifs, élus et représentants de la fonction publique qui souhaitent comprendre les enjeux du développement durable dans le contexte de la mondialisation.
A Bordeaux, l’Ecole de management a créé une chaire DD et Responsabilité globale des organisations, en partenariat avec la Caisse d'Epargne Aquitaine-Nord. Onjectif : proposer à certains étudiants de l'école (choisis sur inscription et entretien), en plus de leur cursus obligatoire, de suivre 54 heures de sensibilisation aux enjeux du développement durable. Ce sont essentiellement des intervenants d'entreprises partenaires (Caisse d'Epargne, Total, Oxfam Espagne, Agrisud international...) qui dispensent les heures de formation. Un certificat sanctionne la validation du suivi de la formation et la réalisation d'un projet. Petit « plus » pour les étudiants, l'Ecole de management de Bordeaux a été désignée par l'Onu comme institution pilote en matière de responsabilité globale.
Une école totalement spécialisée
D’abord Collège des hautes études de l’environnement (créé en 1995), le CHEE est devenu en 2004 le Collège des hautes études de l’environnement et du développement durable (CHEE & DD). Objectif : traduire dans les faits les principes politiques adoptés au Sommet de la Terre, à Rio de Janeiro, en 1992. Il travaille en partenariat avec l’Ecole centrale de paris, le European School of Management de l'Ecole supérieure de commerce de Paris (ESCP-EAP) et l’AgroParisTech. Y sont accueillis des responsables de haut niveau relevant de la fonction publique comme du secteur privé. Le CHEE prône un enseignement de qualité fondé, disent ses responsables sur une neutralité politique et idéologique affirmée. Près de 400 responsables et dirigeants ont suivi ses sessions. L’enseignement principal se déroule comme un MBA, de novembre à juillet avec deux journées pleines par mois et un projet collectif. Un parrain coordonne chaque session. Il s’agissait d’Edgar Morin en 2008-2009, de Christian de Boissieu et d Jean-Marie Pelt en 2007-2008, de Bertrand Collomb et de Patrick Viveret en 2006-2007. Le CHEE & DD revendique le passage en son sein du directeur adjoint environnement de Rhône Poulenc, le directeur au développement durable de Total, le directeur environnement et le directeur juridique de Ciba Sandoz, ou encore des cadres de Sanofi, Elf Atochem, du Cnes, d’Aéroports de Paris. Belles références, c’est vrai.
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La « RSE » en vedette
La Responsabilité sociale des entreprises (RSE), l’un des piliers du développement durable, devient le sujet généralement inscrit au cœur des objectifs des directions des ressources humaines. Mais la discipline est vaste. Elle part de la gouvernance globale de l’entreprise pour aboutir à ses relations sociales, plus pointues. D’où l’émergence de formations encore multiples. L’Escem, à Tours, s’est alliée à l’Institut français des administrateurs pour créer en 2008 la première formation diplômante en gouvernance d'entreprise. Le programme, de 360 heures en temps partagé, s'articule autour de neuf modules : fondements théoriques et genèse des concepts de gouvernance d'entreprise, finance, stratégie, gouvernance et management des ressources humaines, dimension juridique de la gouvernance, développement durable et responsabilité sociale des entreprises. Même ordre d’idée à l’Université Versailles Saint-Quentin qui a créé un master 2 ingénierie du développement durable, spécialisé sur la Responsabilité sociétale des entreprises. Du côté de l’Essec, c’est une chaire Entreprenariat social qui a été lancée dès janvier 2003. Elle constituait alors le seul centre d’expertise dédié au management des initiatives privées au sein de l’intérêt public. L’enseignement vise à inscrire les étudiants dans une réflexion de responsabilité sociale et environnementale tout en exerçant des activités d’entrepreneurs. Une vingtaine d’étudiants du cursus Essec MBA la suivent chaque année.
Démarche originale à Marseille, c’est une école d’ingénieurs, Centrale Marseille, qui s’est attelée au DD en voulant élargir la vision de l'activité de l'entreprise à ses dimensions sociétale et économique. Centrale Marseille s’est associée pour cette formation à une école de management, Euromed Marseille, et à la Chambre de commerce et d'industrie Marseille-Provence. Parmi les quatre formations que les trois organismes ont développées ensemble, l’option Qualité, environnement et développement durable aborde plus particulièrement, au-delà d'une approche systémique et méthodologique des fondamentaux du management, les enjeux d'un management responsable. Particularité du cursus, un parcours individualisé. Autrement dit, on va valider ses acquis en fonction de son expérience professionnelle et néanmoins bénéficier de l'apport pédagogique sur les autres matières.
Formations industrielles et spécialisées directement opérationnelles
Au-delà des formations théoriques et managériales, les formations en développement durables deviennent plus concrètes, en particulier dans les métiers de l’eau, de la gestion des déchets ou de l’aménagement du territoire. L’énergie est logiquement à l’honneur. C’est par exemple la licence Pro énergie et génie climatique, valorisation des énergies renouvelables et techniques énergétiques à l’IUT de Poitiers. La formation va promouvoir une utilisation rationnelle et maîtrisée de l'énergie en liaison étroite avec les problématiques environnementales et développer les énergies renouvelables. L’IUT « produit » des gestionnaires de l’énergie dans les entreprises, des chargés d’affaires en bureau d’études thermiques, des agents de développement des énergies renouvelables qui interviennent dans les collectivités territoriales comme dans les entreprises.
Même orientation Energies nouvelles et renouvelables mais à un degré un peu supérieur pour le master 2 mis en place à l’Université des Sciences et technologies de Nantes. Elle recrute des étudiants déjà qualifiés en physique et chimie pour former des décideurs au conseil et à l’expertise, de futurs conseillers de collectivités et administrations dans leurs choix de politique énergétique.
Un cran plus haut encore : l’Ecole des mines de Paris propose un master pro Stratégies énergétiques qui développe connaissances techniques, gestion et droit, pour des étudiants (bac + 5 au moins) capables à leur sortie de participer à l’élaboration des politiques énergétiques de leur entreprise ou de leur pays, en liaison avec les entreprises et acteurs institutionnels français.
Les formations pour une agriculture responsable sont également multiples, notamment à l’Université de Rennes 1, Université Jules Verne de Picardie, l’Ecole nationale d’ingénieur des travaux agricoles, à Bordeaux, ou l’Université de Bourgogne et l’Enesad (Etablissement national Espace rural et environnement, Ecologie et biodiversité, Agriculture et développement durable).
Plus pointue, l’Ecole centrale de Paris a créé une chaire industrielle d’Eco-conception. Son responsable, Bernard Yannou (directeur-adjoint du Laboratoire de génie industriel), explique qu’elle « a pour but de développer, diffuser et d’inciter les pratiques d’éco-conception des produits et des services, au sein des grands groupes et des PME-PMI ». La formation se déroule au sein de l’ECP en association avec Supmeca (St-Ouen) et l’Ecole nationale supérieure de création industrielle (ENSCI à Paris). Les ingénieurs ainsi formés intégreront des grands groupes industriels pour une production plus « responsable ».
Dans le même ordre d’idées des formations dédiées, l’Université Paris-Dauphine et le Pôle universitaire Léonard de Vinci créent à cette rentrée un double diplôme de master Management des NTIC et Tourisme. L’objectif : former des managers et des consultants. Dispensé en apprentissage (et en anglais), le programme s’organise sur souze mois, selon une alternance de périodes d’enseignement et de missions en entreprise. Métiers visés : consultant en NTIC et systèmes d’information, responsable e-marketing, chef de projet e-business, responsable du développement, community manager.
Carences du BTP : le DD, connais pas
Si les entreprises sont bien pourvues en cols blancs et chercheurs de haut niveau, ce sont les techniciens et personnels qualifiés qui font défaut. Des dizaines de milliers d’emplois sont susceptibles d’exister, en particulier dans le bâtiment et les travaux publics, pour répondre aux obligations du Grenelle de l’environnement et mettre le bâti aux nouvelles normes. Le ministre du Développement durable, Jean-Louis Borloo, pariait ainsi en avril 2008 que « les investissements engagés dans le bâtiment, dans les énergies renouvelables et la rénovation thermique, permettront de gagner 0,8 point de croissance supplémentaire et de créer environ 500 000 emplois sur la période 2009-2020 ». Mais les entreprises sont en difficulté pour recruter les compétences : chauffagistes, électriciens, couvreurs ou maçons n’ont pas reçu les formations liées à la maîtrise de l’énergie. Bien peu d’artisans sont capables de répondre aux demandes de leurs clients et a fortiori de proposer des solutions globales et pertinentes dans ce domaine. Selon les professionnels du bâtiment, il faudrait former très vite quelque 10 000 enseignants pour transmettre le savoir-faire indispensable, en formation initiale ou continue. Au-delà de la sensibilisation du grand public ou des limites de financements, c’est la mise en œuvre concrète qui constitue le grand défi du Grenelle de l’environnement.
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Les chercheurs à la pointe de la formation
Si la formation est désormais structurée, c'est du côté de la recherche que les évolutions les plus importantes devraient apparaître. Notamment autour des sciences de l'écologie et de la protection des zones à risque. Des organismes comme l'Institut français du pétrole – IFP – ont parfaitement compris qu'il fallait doter les formations qu’ils dispensent d’une sensibilisation à l'environnement. Que ce soit dans le cadre des formations initiales, assurées par l'IFP School, ou au cours de la formation continue fournie par l'ENSPM (Ecole nationale supérieure du pétrole et des moteurs), la dimension environnementale s’intègre aux gestes et aux recherches de tous les jours. En revanche, pour d’autres métiers comme les climatologues, hydrobiologistes ou les climaticiens, la formation adaptée au DD n'existe pas encore. Le rôle des congrès, des échanges mondiaux ou des publications scientifiques est primordial pour l'évolution des savoirs et leur restitution. Le CNRS comme les associations professionnelles servent ainsi de plate-forme dans l'échange d'idées, la découverte de nouvelles technologies et leur diffusion chez les professionnels concernés. C'est sans doute à cette charnière chercheurs/entreprises que la France devra accorder d'importantes ressources pour favoriser la formation des utilisateurs. Une réconciliation déjà engagée, mais timidement, par le Conservatoire national des arts et métiers – Cnam – qui intègre la notion de développement durable à plus de dix formations mais ne dispose pas des moyens financiers pour assurer une mission plus large.
Des débouchés variables
Si les grandes entreprises multiplient les postes de directeur de développement durable ou des équipes dédiées, les PME-PMI, l’essentiel du tissu industriel, n’en sont pas encore là. Pourtant, l’obligation de publication d’un rapport de développement durable incite les entreprises qui y sont soumises à demander à leurs fournisseurs une démarche similaire histoire de répondre à leurs engagements de développement durable dans l’ensemble de leur activité. Cette fois, toute entreprise est concernée, quelle que soit sa taille ou son domaine d’activité. Mais le mouvement de sensibilisation balbutie. À telle enseigne que les candidats formés peinent, parfois, à trouver des débouchés. L’Université de Reims, qui a fondé en 2005 un master Environnement, patrimoine et développement durable, reconnaît que « depuis son lancement, et compte tenu du faible tissu industriel de la région, ce sont les collectivités – pour mettre par exemple en place un agenda 21 –, les institutions publiques telles que l'Ademe et des associations qui ont essentiellement recruté les étudiants après leur formation. Et en majorité en CDD ».
De nombreux étudiants bien formés restent en carafe. Tandis que les entreprises spécialisées dans les énergies renouvelables (éolien, géothermie, biomasse) manquent de têtes de niveau CAP, BEP, technico-commerciaux ou BTS ! Inadéquation patente entre la formation et le marché. Grave : certains métiers n’existent pas encore en France et n’ont donc pas les formations nécessaires. Faute de spécialistes, ce sont ainsi les architectes qui se chargent le plus souvent d’établir le nouveau diagnostic énergétique des bâtiments prévu dans le Grenelle de l’environnement. Dans un entretien à Reuters, la secrétaire d’Etat auprès du ministre du Développement durable évoquait cet été un « plan des métiers du développement durable ». Valérie Létard l’admet, « la formation est un vaste chantier qui se met en place ». Concrètement à la rentrée.
Annie Fave
Article publié dans Green Business n°2 - octobre 2009
Le DD dès la 6e : ouf, c’est fait !
La France est-elle en retard sur les formations « responsables » par rapport à ses voisins européens ? « Non, c’est une idée reçue » s’irrite-t-on au ministère de l’Education nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, où l’on souligne que l’éducation à l’environnement dans l’enseignement secondaire date d’une circulaire de 1977. Certes. Il a pourtant fallu attendre 2004 pour la mise en place d’une véritable Education au développement durable (EDD) dans les collèges et les lycées. Discipline réputée pas nouvelle, l’EDD s’est inscrite dans les matières existantes, avec la biodiversité, les changements climatiques ou la gestion des ressources. Elle est aujourd’hui en pleine croissance dans tous les établissements. Biodiversité, évolution des paysages, gestion des environnements et sensibilisation aux « réduire-réutiliser-recycler », les bases sont en place dès le collège, et les lycées sont au diapason. De nombreux établissements constituent déjà des lieux d’actions concrètes, notamment les établissements éco-responsables qui s’engagent à réduire leurs déchets, leur consommation d’énergie, d’eau, de papier. Ils mettent en route une action volontariste en matière d’alimentation, de santé, de risques, de transport et d’accès à l’établissement... Avec un effet clair de formation et de sensibilisation de leurs élèves. Le premier étage de la fusée est donc en place.
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