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Le test: La Business de Vietnam Airlines




A L’ALLER
L’enregistrement
Toutes les business du Terminal 2C de Roissy sont réunies au même point d’enregistrement, zone 5, sous la houlette d’Air France. Accueil impeccable, quelques doutes sur la capacité des compagnies à pratiquer ainsi un accueil personnalisé (sur la répartition des sièges par exemple), et pas de question sur le fauteuil préféré, mais un travail carré, professionnel. File d’attente pour le passage en douane, un escalier à descendre pour trouver le salon, l’avion est déjà derrière la vitre, près à embarquer les passagers, il n’y aura donc pas de kilomètres de couloir à parcourir.

Le salon d’affaires au départ
C’est un salon partagé par toutes les compagnies du Terminal 2C, géré par Air France et d’emblée l’hôtesse prévient : « Nous ne faisons pas d’appel pour les vols ». Il faudra guetter la montre…sauf pour les passagers de l’ex-compagnie nationale qui, eux, se font appeler par haut-parleur pour les vols à destination de Chicago, Los Angeles. Mauvaises joueuses, les hôtesses? Il est 13h, c’est l’heure d’un petit creux mais les plateaux sont vides sous les étiquettes qui annoncent un contenu qui s’est envolé. Plus de salade, pas de sandwich, la dernière part de Gouda disparaît sur l’assiette.. du voisin. Terminé. Les toilettes sont impeccables, une douche est disponible pour ceux qui ont couru toute la matinée dans la capitale française, journaux et magasines en abondance et dans plusieurs langues.

Le vol Aller
« Sin Chao » : l’accueil est souriant, les hôtesses, vêtues de la robe traditionnelle ao dai, aident à charger les valises dans le compartiment et proposent immédiatement (en anglais) serviettes et boissons fraîches. Un stewart passe avec les journaux et magazines en anglais, en vietnamien ou en français (L’Equipe, Elle, le Figaro). Un quart d’heure de retard, pas d’information. Quelques mots en vietnamien dans le haut-parleur, mais qu’est-ce que cela veut dire ? Démonstration des consignes de sécurité, sans doute pour occuper le temps. Un nouveau verre est servi, des pantoufles sont apportées. Le décollage enfin, avec 50 mn de retard. Le siège a une bonne ergonomie, il se couche à 160° environ, avec oreillettes et repose-pied réglables. L’espace devant les jambes permet de circuler, même pour le siège central du bloc de 3 fauteuils, au milieu de l’appareil. L’apéritif précède un repas très agréable avant l’extinction de la cabine, à 17heures selon Paris. Il est donc 22 heure à Hanoi, l’heure de dormir.
A 4h20 heure d’Hanoi, lumière brutale et sans transition, branle-bas de combat pour un petit déjeuner copieux mais inattendu, plus de 2h30 avant l’atterrissage ! Ensuite c’est l’attente, meublée par le passage du stewart qui offre un cadeau « à ses partenaires de la classe business ». Une étole brodée, artisanat vietnamien.

Distraction à bord
Un écran de télévision tactile s’extrait facilement de l’accoudoir mais…il ne tient pas debout. Celui du siège vide voisin fera l’affaire, et le stewart se rend disponible pour chercher les réglages. 15 canaux vidéos sont visionnables à la demande: des films en français, anglais ou vietnamien. A la demande aussi, 30 canaux musicaux, 10 jeux vidéos. Le siège dispose d’une prise d’alimentation pour ordinateur.

Déjeuner/collation
Le repas est soigné : noix de Saint-Jacques autour d’un pâté de caille, gambas marinées à la sauce chinoise (il y aussi un tournedos de bœuf ou une cuisse de canard confite au choix), fromages au choix accompagnés de plusieurs sortes de pain, fruits et/ou opéra à volonté. Un Saint-Emilion 2003 agrémente le fromage. Le café (le vietnamien est l’un des plus gros producteur au monde) est excellent. Pour le petit déjeuner: raisins et yaourt, œufs brouillés avec bacon grillé et champignons (il y avait également un ragoût de crevettes ou des brochettes de poulet et pruneau), viennoiserie et boissons au choix. Pendant tout le vol, des passagers ont commandé des snacks servis très discrètement pour ne pas déranger les voisins : nouilles asiatiques, petits sandwichs variés et boissons au choix. Toujours bon et abondant.

Débarquement
Atterrissage avec finalement 10 minutes seulement de retard malgré le décollage tardif. L’avion est garé devant la porte de sortie, un couloir, un coup de tampon et c’est la sortie vers le taxi dans un aéroport désert (mais muni de distributeur de billets pour ceux qui auraient oublié les dollars). Un seul inconvénient à cet horaire matinal : pour la douche, il faut passer par l’hôtel qui encaisse un « earling booking » puisqu’il n’est pas midi. 55 US$ au Mélia Hotel, 4 étoiles.



AU RETOUR
L’enregistrement
Vietnam Airlines pratique la même politique qu’Air France à Paris : un seul comptoir d’enregistrement pour tous les passagers business quelle que soit leur destination. Passage rapide et siège au choix. La queue est plus longue pour payer la taxe de sortie du territoire obligatoire (14US$), tous les passagers de toutes les destinations sont mélangés et il y a plusieurs vols à la même heure. Un coup de tampon à la douane et contrôle bagage rapide, le « Business Lounge » réservé Vietnam Airlines est annoncé très visible dans le hall (un autre est attribué aux autres compagnies).

Le salon d’affaires au départ
Une grande salle en plein centre du hall, des fauteuils de laine profonds, accueil souriant mais sobre de l’hôtesse. Déception : après une journée de rendez-vous en rendez-vous dans un climat de mousson, pas de douche dans le salon pourtant très récent. Sur une demande d’espace pour se changer, l’hôtesse indique…les toilettes. La lecture est abondante. L’avion est à 23h, mais les propositions de snack sont indigentes: quelques pêches et pommes, mais aucun plat chaud ni sandwich, pas de soupe vietnamienne. Des sachets de biscuits. En revanche l’orange pressée est délicieuse, les cannettes fraîches disponibles dans un frigo. Les européens cherchent en vain les verres, les hôtesses ne se précipitent pas.

Le vol Retour
Accueil sympathique dans l’avion, la valise grimpe toute seule dans le coffre à bagages, les chaussons attendent déjà dans la pochette du siège précédent. Un verre est tout de suite proposé (champagne, jus de pomme ou d’orange). Un personnage de l’Etat , accompagné de deux militaires et d’une gerbe de fleurs, s’installe au premier rang avec madame. Un aide de camp prend place à proximité sur un siège du bloc central. L’équipage souhaite la bienvenue, cette fois en français en plus de l’anglais et du vietnamien. Journaux toujours disponibles dans les trois langues. Petite trousse de confort mais…pas de chaussettes. Malgré la recherche de l’hôtesse, il n’y en a pas cette fois, alors que le décollage se fait d’un pays chaud et que beaucoup de passagers sont pieds nus dans l’avion très climatisé.

Distraction à bord
Le programme vidéo n’est pas le même qu’à l’Aller et cette fois l’écran tient bien sur son pied. Le repas est vite servi et desservi, dans l’objectif manifeste de permettre aux passagers de s’endormir pour arriver dispo à Paris. A 1 heure, extinction de la cabine…qui est rallumée avec la même brutalité qu’à l’Aller et cette fois, 3 heures avant l’atterrissage. Petit déjeuner sans enthousiasme, la Duty Free est proposée sans succès. Chacun somnole. « Souvenir, Madame » : le cadeau de l’amitié est proposé dans chaque sens, c’est un duo de vide-poches en bois incrusté de nacre. L’atterrissage se fait avec quelques minutes d’avance.

Dîner/collation
Salade grecque, filet de bœuf sauce moutarde avec des pâtes tortellinis, une tartelette aux fruits : le menu du Retour est différent de l’Aller, toujours abondant, le pain et boissons à volonté. Un monsieur se fait servir une soupe à la place du plat principal initial, sans difficulté. Le petit déjeuner, moins copieux qu’à l’Aller, sera servi en express en un quart d’heure. Un monsieur, qui ne l’a pas souhaité, n’a obtenu plus tard que difficilement le verre de jus d’orange sollicité.

Débarquement
Est-ce dû aux dix minutes d’avance ? L’avion est au parking en milieu de piste. Aéroport de Paris ne propose qu’un seul bus double pour tous, il faut attendre et…s’entasser pour une première tournée et une livraison au pied d’un escalier en colimaçon bien difficile à monter pour certaines passagères âgées. Le contrôle de police en sortie de couloir provoque un embouteillage dans les marches, avant le deuxième contrôle au guichet. Les valises sont déjà sur le tapis de bagage.

Pratique

Encadré 1
Le ticket
De Paris vers Hanoi aller-retour
Durée du vol aller : 11h10 non stop
Durée du vol retour : 12h20 non stop
Appareil : B 777-200
Prix : 5528€ TTC
Vietnam Airlines 0810 01 88 88 ou www.vietnamairlines.com

Encadré 2
Les points forts
· Le vol direct
· Le B 777 très rassurant
· Le sourire et le sens du service des hôtesses
· le hub vers les autres destinations : 14 villes d’Asie (4 en Chine, 4 au Japon, 2 en Corée du Sud notamment), bien organisé à Hanoi.

Les points faibles
· Le salon d’Hanoï
· Le réveil plus de 2 heures avant l’atterrissage