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Le voyageur d'affaires à la loupe


Qui sont les professionnels du voyage d'affaires en 2008 ? Vaste question posée pour Voyage et Business et Mondial Assistance aux voyageurs de l'entreprise, pour en avoir une photographie plus exacte.



Photo iStock kutay tanir
Photo iStock kutay tanir
Si le volume de ces déplacements professionnels est connu (en France, autour de 30 milliards d'Euros, 27 selon American Express dans son baromètre 2007), il est difficile de trouver une photographie précise des voyageurs eux-mêmes.
Premier constat : le voyage n'est qu'une conséquence professionnelle et non un but. « Le voyage est considéré comme utilitaire car il est souvent essentiel pour la progression de carrière », remarque Georges Goentz. « Bouger pour sa carrière est essentiel. Entrer dans le rang des voyageurs permet de se hisser vers la hiérarchie et de prendre des responsabilités. Voyager pour voyager disparaît. Même voyager pour rompre le quotidien n'est plus d'actualité. Du moins pas chez les jeunes. ». Il est donc vécu comme complémentaire au travail quotidien et, dans l'ensemble, veut se vivre le mieux possible.
Sur le terrain, il y a un écart important entre l'envie et la réalité. La baisse des budgets et la multiplication des voyages «d'un jour» rendent difficile l'acceptation du déplacement. « Dans mon entreprise, très informatisée, le nombre de déplacements sur une journée a été multiplié par deux, en quatre ans,» explique Claude Marder, d'Apsos, « Pour éviter le coût des hôtels, nous devons souvent décoller très tôt pour revenir sur Paris vers minuit. Parfois, nous avons deux déplacements dans la semaine. Autant dire que le week-end est attendu avec impatience ». On pourrait croire que cette situation est parisienne. Il n'en est rien. Toutes les grandes métropoles génèrent des voyages rapides, souvent en train vers Paris avec des horaires décalés pour optimiser la journée. Les voyageurs d'affaires font avec cette obligation mais l'apprécient peu. Ils réclament que les voyages soient d'ailleurs mieux suivis et mieux gérés. « On peut optimiser pour le même prix » pense Claude Richer, ingénieur dans l'automobile, «C'est souvent l'impréparation qui pousse à des choix rapides, économiques et souvent inadaptés».

On apprend dans cette étude, analysée par le sociologue d'entreprise Georges Goentz, que les hommes voyagent plus que les femmes de l'entreprise, que le voyage d'affaires est une petite part de l'activité professionnelle quotidienne. Que, face à la lourdeur des investissements engagés à l'international, beaucoup de PME/PMI n'envoient sur le terrain que des cadres confirmés. On apprend également que le voyage d'affaires tend à être remplacé par des outils technologiques mais que les déplacements justifiés gardent tout leur intérêt pour l'entreprise. Que les départs d'un jour sont de plus en plus fréquents (38% des déplacements contre 30 % en 2000). Que l'Europe reste la principale destination (logique, elle est également le premier partenaire économique). Que les salariés, même s'ils trouvent le déplacement très lourd, n'y renoncent pas facilement. Autant de chiffres à détailler dans Voyage et Business n°4 et, ci-joint, en PDF.

Etude réalisée du 9 au 27 juillet sur un échantillon final de 864 voyageurs d'affaires répartis dans toutes les types d'entreprises référencées par l'Insee. Les personnes interrogées ont toutes été contactées par téléphone sur un fichier fourni par le magazine Voyage et Business. Quelque 144 interviews complémentaires ont été réalisées du 9 juillet au 6 août pour affiner des réponses données, et réalisées uniquement sur les personnes ayant donné leur accord pour fournir un complément d'information. Les analyses ne sont données qu'à titre informatif à partir des données brutes quantitatives.