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Les vacances limitées par la crise


La crise économique pèse toujours sur les intentions de départ en vacances d’été des Européens, mais ils prévoient de dépenser plus que l’année dernière: telle est la leçon principale du 10ème baromètre vacances Ipsos - Europ Assistance. Et vous, quel budget ?



Les vacances limitées par la crise
Réalisée par Ipsos à la demande du Groupe Europ Assistance auprès d’un échantillon de 3.500 Européens (Français, Allemands, Britanniques, Italiens, Espagnols, Belges et Autrichiens), cette enquête de référence est publiée pour la dixième année consécutive et vise à estimer les intentions de départ des ressortissants des pays concernés, leurs motivations, les destinations et les types de séjours privilégiés. Résultat: plus de 6 Européens sur 10 (64%) ont l’intention de partir au moins une fois en vacances cet été, mais devraient rester moins nombreux qu’en 2008.

Les effets de la crise continuent à se faire sentir en 2010 sur les intentions de départ, qui ne retrouvent pas les niveaux de 2008 : comme en 2009, 64% des Européens déclarent qu’ils partiront cet été (68% pour les Français) alors qu’ils étaient 67% deux ans auparavant. Les 3 points de baisse n’auront donc pas été rattrapés cette année. La modification du comportement des vacanciers par rapport à 2008 est particulièrement sensible chez les Méditerranéens (-6 points pour les Français, les Italiens et les Espagnols).

Mais l’effet de la crise est plus marquant encore sur les intentions de départs « multiples », qui pâtissent particulièrement du mauvais contexte socio-économique et dont le niveau reste assez éloigné des intentions de séjours multiples déclarées en 2008. C’est particulièrement vrai pour les Français et les Britanniques, qui sont respectivement 19% et 34% à vouloir partir plusieurs fois cet été, alors qu’ils étaient 32% et 42% il y a deux ans.

L’Europe, qui recueille 80% des intentions de départ (+2 points), constituera encore, à l’été 2010, la destination de prédilection des Européens. La hiérarchie des pays privilégiés au sein même de l’Europe demeure stable, avec toujours une préférence pour les pays Méditerranéens : l’Italie (19%, -2 points), l’Espagne (16%, -1 point) et la France (16%, stable).

48% des Européens (+2 points) déclarent qu’ils resteront dans leur propre pays. On observe cette année un développement du tourisme national dans certains pays, un signe de rationalisation et/ou de repli sur soi à l’issue d’une année marquée encore par la crise économique et financière. C’est le cas notamment en France, où 60% des Français (+6 points) passeront leurs vacances dans leur pays.

La mer demeure privilégiée par les Européens (62%, -2 points), loin devant les autres types de destinations. Comme les années précédentes, la mer attire surtout les Italiens (73%, -2 points). Les Britanniques se montrent davantage attirés que la moyenne par les «voyages itinérants» (29%, -3 points). La montagne, quant à elle, suscite cette année davantage d’intérêt que la moyenne chez les Allemands(24%, + 8 points) et les Italiens (24%, +4 points).

La majorité des personnes interrogées (60%, +1 point) fait de la recherche du «repos» sa principale motivation, sensiblement devant la notion de «découverte» (38%, stable). Cette prédilection pour le repos se renforce dans certains pays. C’est le cas au Royaume-Uni (64%, +9 points), en Espagne (61%, +7 points) et en Belgique (66%, +7 points). Au Royaume-Uni, en particulier, le besoin de se retrouver en famille, chez soi, se fait davantage ressentir cette année.

Avec une moyenne de 2083 euros, le budget vacances des Européens progresse à nouveau dans la majorité des pays et pèse moins sur le choix des destinations. Cette stagnation recouvre cependant des situations contrastées selon les pays. S’il est en cours de rétablissement dans certains pays - il remonte sensiblement en France (+123 €), au Royaume-Uni (+142 €) et en Espagne (+220 €) ; il affiche au contraire une baisse en Italie (-72 €), en Autriche (-55 €), et particulièrement en Allemagne (-194 €). L’Allemagne rejoint ainsi la France et l’Espagne sous la barre des 2 000 €.

Le budget dédié aux les vacances, qui jouait un rôle croissant depuis 2005 dans le choix de la destination, perd cette année de son influence, signe d’une détente vis-à-vis de l’aspect financier des vacances. En effet, s’il constitue comme lors des années précédentes un des critères primordiaux en ce qui concerne le choix de la destination, il joue aujourd’hui un rôle essentiel pour 39% des Européens (-7 points). Le climat (41%, -3 points) redevient ainsi le premier facteur intervenant dans le choix de la destination.

Au final, la principale composante des vacances touchée par la crise demeure néanmoins le budget : la crise aura ainsi une influence importante sur le «budget-vacances» pour 42% des répondants (-2 points). Ces derniers feront en particulier des économies sur les loisirs et les sorties (68%), et l’habillement (66%).

Les Français pour qui la crise aura une influence sur leur budget-vacances sont 66% (-6 points) à envisager une baisse de leurs dépenses sur les loisirs et les sorties, et 59% (-6 points) à envisager une baisse de leurs dépenses sur l’habillement. Le poste budgétaire qui profite le mieux de ce phénomène étant les transports et la voiture (42%, -17 points).